Difficile, parfois, apres des mois, voire des annees de therapie ou d’analyse, de savoir si le processus a ete demande a sa fin.

Difficile, parfois, apres des mois, voire des annees de therapie ou d’analyse, de savoir si le processus a ete demande a sa fin.

Quand sait-on qu’une psychotherapie est terminee?

Savoir dire a son psy si l’on souhaite terminer une therapie montre que l’on a avance dans son cheminement.

Agnes, 42 ans, a decouvert votre psy durant cinq ans, apri?s deces de sa propre tante. “Je n’arrivais pas a Realiser mon deuil et ce qui s’est transforme en depression. Il m’a fallu un paquet de seances hebdomadaires pour demeler les noeuds du enfance et retrouver l’envie de vivre”, confie-t-elle.

Petit a petit, Agnes a senti qu’elle est arrivee au bout. “J’avais Notre sensation de me repeter, de voir mon mari davantage qu’un therapeute. J’oubliais des rendez-vous, je trouvais moyen long alors qu’au debut nos seances me paraissaient trop courtes.”

“J’espere bien ne jamais avoir a le rappeler!”

Elle decide finalement d’annoncer a le psy sa decision d’arreter. “Cela l’a bien commande, il le sentait venir aussi et etait content que i§a vienne de moi. Il m’a propose de faire une derniere seance ‘bilan’, votre que j’ai accepte. Il m’a evoque que je pourrais repasser quand je le souhaitais. Ce filet de securite me rassure, mais j’espere beaucoup ne pas avoir a le rappeler!”

Si Afin de Agnes la fin en therapie a sonne tel une evidence, ca n’est pas toujours la situation. D’autant que desfois, l’envie d’arreter reste davantage motivee par la peur d’entrer au dur de l’analyse que par la sensation d’en avoir reellement fini. Comment etre entendu qu’on n’a plus besoin de cette aide tout d’un tiers? Comment le dire a le therapeute? Y’a-t-il une duree minimale ou maximale? Temoignages et recommandations.

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Des signes de lassitude a prendre en compte

“Chaque histoire reste differente et chaque psy l’est egalement, previent Laura Gelin, psychanalyste. Il est illusoire de se dire qu’on se reveille 1 jour en se disant que c’est totalement fini, qu’on a regle l’ensemble de ses problemes et qu’on n’aura plus jamais besoin d’observer un psy. J’ai seule chose dont on va pouvoir etre sur, c’est du present. Si les symptomes pour lesquels on reste venu parcourir ont disparu, si on se sent la force de continuer seul, si bien simplement on souhaite Realiser une pause, Il semble legitime d’en faire part a son psy.”

“Ce dernier doit etre capable de l’entendre, accepter d’en discuter ainsi que laisser son patient voler de ses propres ailes, souligne Laura Gelin. N’oublions pas que l’optique d’une therapie est l’autonomie du patient.” Souvent, des indices peuvent nous mettre dans la voie, abonde Emmanuelle Lacroix, psychotherapeute: “l’impression de ne plus rien avoir a dire cela plusieurs seances d’affilee, une absence d’envie a l’idee de s’y rendre vont pouvoir indiquer que la therapie pointe a sa fin.”

Prendre des heures

Attention, il n’existe Afin de autant aucune norme en matiere de “duree”. La plupart gens vont ainsi avoir besoin de contacter durant des annees, d’autres se satisfaire de quelques mois. Inutile donc de se comparer a untel qui s’est debarrasse d’une phobie en trois mois alors qu’on ne parvient gui?re a decrocher de ces rendez-vous depuis quatre annees. Ca ne veut pas dire qu’on reste un(e) mauvais(e) eleve, ni dans un cas, ni au sein d’ l’autre.

“Je me souviens de la amie qui s’etonnait, au bout de deux ans, que je continue d’appeler alors qu’elle meme avait resolu son probleme en huit mois, raconte Caroline, 46 annees. J’avais eu la desagreable sensation de devenir la cancre de service qui redoublait sa 4eme.”

Apprendre a gerer seul ses angoisses

Si habituellement des psychologues laissent leurs patients prendre l’initiative et attendent que Des specialistes mettent ce thi?me d’une “fin” sur la table, d’autres tentent de les aiguiller lorsqu’il un apparait que les seances ne sont plus vraiment productives. Il arrive ainsi a Emmanuelle Lacroix de le signifier a certains de l’ensemble de ses patients. “Je leur dis que j’ai l’impression qu’on a fait le tour. Si je sens qu’ils ne sont pas totalement prets, je propose d’espacer nos seances.” Une methode approuvee par Laura Gelin. “Le fait de prendre un rythme bi-mensuel permettra de verifier que l’on est capable de gerer ses angoisses aussi en ne voyant pas le psy toutes les semaines. C’est un detachement en douceur.”

Pour Laura Gelin, le sujet qui se pose n’est nullement tant celle de “quand” c’est fini mais plutot “comment”: “plusieurs patients arretent leur therapie, meme apres des annees de rendez-vous l’integralite des semaines, sans en informer leur psy”, regrette-t-elle. Nombreux sont ceux Dans les faits qui partent sans oser le dire, loupant 1 rendez-vous pour ne plus jamais repasser ou se fendant d’un texto en guise d’adieu. Si i§a montre l’avantage de devenir plus facile que de se confronter en direct au therapeute, une telle “fuite” est rarement un bon signe, explique Laura Gelin.

“Ca revele une difficulte a gerer l’adresse avec autrui. Ne pas etre capable de verbaliser le souhait de mettre fin a cette relation peut signifier que l’intermediaire ne s’est gui?re convenablement enfile en place”, estime votre professionnel. Un echec qui peut etre du fera du therapeute comme du patient, ou lequel pourra seulement etre revelateur d’une “alliance therapeutique” qui n’est jamais advenue.

“Nous ne sommes nullement la pour contraindre des patients”

Une relation patient-psy qui se termine bien peut en outre repartir De surcroit belle ulterieurement en cas de besoin. Berengere, 38 annees, regrette ainsi d’avoir, votre jour, “pose un lapin” a sa psy et n’avoir plus jamais apporte de l’ensemble de ses nouvelles. “Je n’etais sans doute jamais prete a remuer la poussiere sous le tapis. Et plutot que de le lui dire, j’ai prefere prendre la tangente. Aujourd’hui, je vois bien que je ne peux plus continuer tel ca, avec mes TOC et mes angoisses. Mais je n’oserai jamais la rappeler apres m’etre comportee de la sorte.”

L’envie d’arreter est en mesure de aussi survenir lorsque l’on commence a se confronter “au dur”, a des problematiques douloureuses, qu’on ne se sent nullement la force d’affronter. Mettre fin a la therapie est aussi une fai§on de refus d’obstacle. En parler avec le psy offre la possibilite de mettre le doigt concernant cette difficulte ainsi que comprendre que le processus n’est peut-etre gui?re termine.

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